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Les bienfaits des activités créatives

Mis à jour : nov. 12


Antistress, bon pour l’estime de soi, générateur de lien social, et plutôt écolo, on ne compte plus les bienfaits que peuvent procurer les activités de « Do It Yourself » (« fait-main »), et ce quel que soit le domaine dans lequel il opère : cuisine, bricolage, couture, tricot, ou même les cosmétiques etc.

La déferlante DIY

Le DIY n’a jamais autant eu le vent en poupe ! Si en 2015 une étude IPSOS* indiquait que 71% des Français s’adonnaient régulièrement à une activité créative (la cuisine en tête), depuis la place du DIY dans nos vies n’a cessé d’augmenter. La faute à une certaine prise de conscience vis-à-vis de notre système de surconsommation, mais aussi à un besoin de revenir à des activités « concrètes » dans un monde toujours plus connecté.

Et puis le confinement est passé par là et beaucoup ont profité de ce moment pour découvrir ce qu’ils étaient capables de faire de leurs mains. En témoigne la récente levée de fonds de la plateforme I Make.

Mais si le DIY a autant de succès, c’est qu’il y a de multiples raisons de le pratiquer, et en particulier parce qu’il a beaucoup de bienfaits, sur nous-même, mais pas seulement…



Les multiples vertus du DIY

C’est un antistress reconnu

Dans nos vies à 100 à l’heure, une des réponses les plus citées à la question « pourquoi pratiquez-vous le DIY », c’est : « pour se détendre ». En effet, un des effets immédiats des activités manuelles, c’est la déconnection et la relaxation. Il s’inscrit d’ailleurs dans 2 pratiques dont l’essor a été observé ces dernières années :

Le Slow Life

Le DIY s’inscrit dans la tendance « Slow life », qui exprime un besoin de ralentir face à une société chronophage.

Pratiquer une activité de DIY, c’est d’abord prendre le temps, ralentir. Pour faire, mais aussi pour soi. Pour se faire plaisir. Et puis, occuper ses mains permet de se concentrer sur une seule chose, de se vider la tête, de déconnecter, de profiter de l’instant présent.

L’Art-thérapie

Le principe de l’Art-thérapie, c’est qu’en créant (en pratiquant une activité artistique), on laisse s’exprimer ses émotions. C’est l’art comme un exutoire, comme un élément libérateur qui permet de se sentir mieux, et aussi de mieux se connaître soi-même. Et le DIY s’inscrit aussi pleinement dans ce principe : il permet de se recentrer sur soi-même tout en laissant s’exprimer notre personnalité.


Un bon moyen de booster sa confiance en soi

C’est le processus créatif dans son ensemble qui booste la confiance en soi, et cela va de l’idée au résultat final. En effet, quand on pratique une activité DIY, on y met de l’investissement personnel. Le challenge qu’on se lance à soi-même, le fait de surmonter ses craintes, de sortir de sa zone de confort et de découvrir de quoi on est capable, est bon pour l’épanouissement personnel. Et à la fin, devant le résultat final, il y a l’aboutissement, la sensation d’accomplissement, et la satisfaction de se dire « c’est moi qui l’ai fait ». Tout cela rend fier et heureux. Et puis, les compliments reçus devant nos réalisations, on ne va pas se mentir, c’est bon pour l’égo !

Le DIY créé du lien

Qu’il soit pratiqué seul, en groupe ou en famille, le DIY génère du lien social. Cela va des conseils aux tutos et à l’apprentissage, mais aussi aux ateliers pratiqués en groupe. Et ce lien est transgénérationnel : il touche tous les âges et bien souvent la transmission se fait de génération en génération. Le DIY, c’est la parenthèse « réelle » dans le monde « virtuel ». Autour d’une activité DIY il y a le partage, l’apprentissage et la transmission.

C’est aussi bon pour la planète

Bien sûr, le DIY a une dimension écologique (et économique !) : en fabriquant soi-même, on évite d’acheter un objet qui viendrait de l’autre bout du monde (de la même manière qu’on favoriserait l’achat dans une boutique de petits créateurs plutôt que dans une grande chaîne – mais c’est un autre débat). Et puis souvent, dans le DIY, il y a la notion de recyclage, de ré-emploi, de réutilisation : on se sert de ce qu’on a sous la main pour fabriquer autre chose, ou même on répare des objets qui en auraient besoin. Finalement, faire soi-même, c’est aussi dire non à la surconsommation.


Attention, c’est addictif !

Pour résumer, le DIY c’est avant tout : partager, réutiliser, apprendre et transmettre, créer au lieu de consommer. En prenant le temps de fabriquer quelque chose, en persévérant, on donne à l’objet créé une dimension sentimentale. Et tout cela est tellement gratifiant, qu’une fois qu’on y a goûté, on ne peut plus s’en passer ! Et puis, la créativité, ça se développe : plus on pratiquera une activité créative et plus on aura d’idées, plus on aura envie d’en pratiquer d’autres ! Et puis finalement on en arrive à se dire « je pourrais le faire moi-même » devant à peu près tout… on vous aura prévenus !


*Sondage IPSOS réalisé en octobre 2015 pour Création et Savoir-faire et Marie-Claire Idées.



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